La sculpture animalière : belle est la bête

François Pompon, Ours blanc (1922). Photo : Ibex73 / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.

Par Salomé, diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris,

« Le lion en bronze de M. Barye est effrayant comme la nature ! » écrit en 1836 un journaliste impressionné par le naturalisme de la sculpture animalière du XIXe s., avant que Pompon ne triomphe avec son fameux Ours aux formes épurées. Certains s’en font une spécialité, d’autres comme Picasso s’en emparent occasionnellement.

La représentation des animaux est à la fois particulièrement ancienne –dès la Préhistoire– universelle et protéiforme. Animaux mythiques ou imaginaires, domestiques ou sauvages, animaux de compagnie, découvrons quelques expressions sculpturales à travers ce sujet auquel se sont frottés de nombreux sculpteurs via le bronze, le plâtre, la terre, la pierre, le bois !

3 séances d’1 h 30, le mercredi de 14 h 30 à 16 h 00, en novembre 2026.  27 €

La main qui parle : le corps et le geste

El Greco

El Greco, Portrait of a Nobleman with His Hand on His Chest, vers 1583-1585, Museo del Prado, Madrid. Image dans le domaine public.

Par Salomé, diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris,

Depuis la Renaissance, de nombreux textes assimilent un poème à un tableau parlant, et la peinture à un poème silencieux.

Supposée ne charmer que par sa beauté, la peinture exprime infiniment davantage. Le langage par lequel elle compense son apparent mutisme est non seulement un langage visuel mais, plus précisément, un langage gestuel et corporel, incarné dans les figures du tableau. Elles manifestent ainsi action, sentiments et passions.

Ces signes ont cependant besoin d’être déchiffrés, les expressions du visage, des mains, postures du corps, nudités ou choix des vêtements… que nous allons examiner en détail pour que la peinture retrouve sa voix.

3 séances d’1 h 30, le lundi de 14 h 30 à 16 h 00, en janvier et février 2027. 27 €

Peintres de la lumière : Caravage, Rembrandt, Turner et Soulages

Détail de l'huile sur toile "La Vocation de saint Matthieu" de Le Caravage - Église San Luigi dei Francesi à Rome (Italie).

Crédit photo : Jean-Pol GRANDMONT – œuvre de Caravage (La Vocation de saint Matthieu), licence CC BY 4.0.

Par Salomé, diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris,

Sur la toile, ombre et lumière définissent les volumes et la profondeur, révèlent les matières, font naître un espace imaginaire. Elles escamotent ou mettent en valeur, créent une atmosphère, celle que l’auteur a voulu nous transmettre.

L’opposition lumière-ténèbres constitue un symbole universel… mais avec diverses acceptions, souvent antagonistes : savoir et ignorance, sagesse et sottise, paix et violence, conscient et inconscient… Lumière et obscurité structurent les œuvres des peintres qui, comme des alchimistes, jouent avec le plomb et l’or !

Ces quatre peintres, entre le XVIe et le XXIe siècles, sont des virtuoses du jeu entre ces deux opposés inséparables : mais à chacun son monde.

4 séances d’1 h 30, le mercredi de 14 h 30 à 16 h 00 en mars 2027. 36 €

Les arts déco ont 100 ans !

Crédit photo : Markfree123 / Wikimedia Commons (CC0 – Domaine public)

Par Frédéric Morin, architecte-conférencier DPLG 1982

Le style Art Déco fait suite à celui de l’Art Nouveau. Les formes géométriques remplacent celles de l’arabesque végétale. Épurées et simples, elles conviennent mieux à une production industrielle.

Programmée avant-même la Grande Guerre 14-18, l’Exposition internationale des Arts Décoratifs et industriels modernes de Paris en1925 accueille plus de 16 millions de visiteurs. Les Grands Magasins qui y exposent introduisent la vogue de l’Art Déco dans tous les foyers français, et bien au-delà.

Architectes, sculpteurs, ébénistes, ferronniers, verriers, céramistes, couturiers… sont appelés à exposer dans le monde entier, jusqu’à ce que la crise de 1929 puis la guerre de 1939 y mettent un terme.

3 séances d’1 h 30, le mardi de 14 h 30 à 16 h 00, en décembre 2026. 27 €

Douleurs et douceurs dans le cinéma italien

cinemaitalien

Image composée avec l’IA et  le texte ci-dessous

Par Geneviève Besson, docteur en cinéma

Ce cinéma nous évoque : rêve, réalité quotidienne, psyché féminine et masculine, couple, Histoire de l’Italie et spectacles somptueux. Un art très vivant couvrant tous les genres (1914-2024) : films historiques, d’aventures, à costumes, péplums, mélodrames, comédies… et marqué par la qualité de ses professionnels : réalisateurs, réalisatrices, comédiennes et comédiens, compositeurs et scénaristes… Nous retrouverons au moyen de citations filmiques : Rossellini, de Sica, Fellini, Visconti, Antonioni, Rosi, Bertolucci, Comencini, Pasolini, Scola, Monicelli, les frères Taviani, Moretti, Benigni, Bellocchio, Liliana Cavani et Frances Comencini, et aborderons Néo-réalisme et Comédie à l’italienne.

policier, criminel et guerre. Des extraits filmiques nous montreront l’intégration des chants et chorégraphies dans les scénarios sur presque 100 ans (sans étudier les films concernant une œuvre musicale, une danse ou un compositeur). Seront évoqués : Berkeley, Minnelli, Kelly, Hawks, Fosse, Wise, Forman, Scola, Resnais, Chazelle et Carax… 

4 séances d’1 h 30, le lundi de 16 h 30 à 18 h 00, en janvier et février 2027. 36 €