Scientifiques, Artistes, Autrices : les femmes occultées

Miles_Davis_(Antibes_Juan-les-Pins_1963)

Par Florence Humbert, enseignante, rédactrice dans des revues dédiées au féminisme

Passionnée de physique, Heddi Lamarr fit des découvertes déterminantes, jamais prises au sérieux ; considérée comme la plus belle femme du XXe siècle elle ne fut connue que comme actrice égérie d’Hollywood.

Maria Szymanowska, musicienne à la cour du tsar de Russie, fut parmi les premières à développer les techniques pianistiques reprises par les romantiques et qui firent la célébrité de Chopin.

Madeleine Pelletier, première femme gynécologue, Voltairine de Cleyres, théoricienne anarchiste, Isadora Duncan, qui a créé la danse contemporaine, aucune de ces femmes n’a eu la renommée méritée. Comme tant d’autres, elles furent invisibilisées, selon des stratégies mises au point pendant des siècles par les hommes de leurs époques, et souvent perpétuées postérieurement.

3 séances de 2 h 00, le mardi de 14h30 à 16 h 30, en janvier et février 2027 – 36 €

L’autre front : femmes en guerre, femmes au travail

Par Françoise Coquillat, professeure agrégée d’histoire, docteure en histoire contemporaine

Depuis quelques années, l’Histoire se lit au féminin.

Les femmes ont participé à la guerre, remplaçant les hommes mobilisés.

Mais les stéréotypes simplifient, caricaturent leur rôle. Examinons leur destin en décryptant leurs différentes représentations et leurs écrits : Les infirmières rassurent car elles sont parfaites : obéissantes, efficaces, peu payées et toujours subalternes. Qui sont-elles vraiment ?

Les « doctoresses » oubliées aujourd’hui, arrivées dans les universités au début du XXe siècle. Ni prévues, ni désirées, elles doivent trouver leur place, s’imposer face aux préjugés. 

Enfin, les femmes dans d’autres emplois. Quelle est la réalité de leur travail ? Et quels changements sont engendrés dans la société ?

3 séances d’1 h 30, le mardi de 14 h 30 à 16 h 00, en mars 2027 – 27 €

Race, racisme et antiracisme

Par Alain Chaffel, agrégé et docteur en histoire

« La construction de la race et du racisme des origines à la veille de la première guerre mondiale »

Si le racisme est ancien, si la notion de race est polysémique et l’origine du mot « race » obscure, le racisme se conceptualise au XVIIIe dans le cadre de la traite et de l’impérialisme européen. L’infériorité et la supériorité supposées des races se parent désormais d’analyses « scientifiques », qui vont se consolider au XIXe avec le succès de l’anthropologie. Les savants classent et hiérarchisent les hommes en groupes raciaux dotés de caractéristiques physiques et mentales spécifiques. Le racisme biologique triomphe.

« Racisme et antiracisme depuis la deuxième guerre mondiale »

Après la seconde guerre mondiale, après la Shoah, le racisme biologique est définitivement discrédité par les instances internationales et par la majorité des savants. Pourtant, le bannissement de la catégorie « race » n’a pas supprimé le racisme. Les préjugés ont tendance à prendre une forme atténuée ou détournée, mais ils n’ont pas disparu. Ils mettent l’accent sur des différences de valeurs ou de culture. Autrement dit, la « race » n’existe plus comme réalité biologique objectivable, mais elle existe encore comme représentation sociale, comme catégorie imaginaire.

 

2 séances le mardi de 14 h 30 à 16 h 00, en novembre 2026 – 18 €